Municipales à Paris : l’UDI apporte son soutien à Benjamin Griveaux

Le Monde du 01/09/19.


L’UDI, qui avait soutenu Les Républicains en 2014, appuie désormais le candidat de la République en marche, alors que Cédric Villani pourrait prochainement annoncer sa candidature dissidente. 



Jean-Christophe Lagarde a apporté le soutien de son parti, l’UDI, à Benjamin Griveaux pour les municipales à Paris. ERIC PIERMONT / AFP

Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI, apporte dimanche 1er septembre le soutien de son petit parti centriste au candidat La République en marche Benjamin Griveaux pour les municipales à Paris.

« A Paris, nous avons décidé de travailler avec Benjamin Griveaux. Cela fait trente ans qu’on connaît des alternances droite-gauche, claniques, et trente ans que Paris recule tant dans la qualité de vie que dans les classements internationaux », argue M. Lagarde dans un entretien au Parisien. « Benjamin Griveaux porte en lui une volonté de rassemblement nécessaire à tout maire », explique-t-il encore. L’UDI est historiquement marquée au centre droit et avait soutenu Les Républicains en 2014 à Paris. Aux élections européennes de mai 2019, le parti centriste avait conduit sa propre liste mais n’avait recueilli que 2,5 % des voix.


« Pas discuté des places »

Benjamin Griveaux, désigné par le parti présidentiel, qui l’a emporté aux élections européennes dans la capitale, fait néanmoins face dans son parti à la contestation de son rival malheureux Cédric Villani, qui pourrait conduire une candidature dissidente à Paris.

« Nous n’avons pas discuté des places » avec Benjamin Griveaux, assure au Parisien Jean-Christophe Lagarde. « Si Paris est un enjeu important, la métropole parisienne l’est aussi », précise encore l’élu de Seine-Saint-Denis : « Nous devons donc en discuter avec LRM, notamment dans les nombreuses villes dirigées par des élus UDI. Nous souhaiterions nous projeter dans la gouvernance future de la métropole. »

Si M. Lagarde salue un « changement de méthode » chez le président Emmanuel Macron, après l’avoir beaucoup critiqué, il souligne que l’UDI n’envisage pas « d’alliance systématique » aux municipales de mars 2020.